ESSAI
Twingo E-Tech : l’électrique malicieuse
Elle fut la reine de la malice en thermique. La nouvelle Renault Twingo E-Tech renaît en version 100 % électrique, avec un pari osé : rester compacte, pratique et abordable.
Il y a des noms qui déclenchent instantanément un sourire. Twingo, par exemple. On se souvient que cette voiture était bien plus qu’un simple véhicule : elle était une idée. Celle de faire plus avec moins, avec malice. Aujourd’hui, Renault la ramène à la vie. Mais cette fois-ci, elle ne fait plus de bruit, elle est électrique et toujours aussi mignonne.
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Avec une bouille sympa aux yeux ronds et écarquillés, la Twingo E-Tech électrique est séduisante. |
L’ADN ressuscité
Au premier regard, le pari du style est réussi. La nouvelle venue, forte de ses 3,79 mètres de long, ne cherche pas à copier bêtement son ancêtre de 1992. Elle assume son héritage avec une bouille toujours aussi expressive, des yeux ronds et écarquillés. Mais là où l’originale jouait la carte de la simplicité bon enfant, cette génération 2026 muscle son jeu avec des arches lumineuses qui dessinent un sourire en LED et des jantes pouvant atteindre 18 pouces, lui donnant des allures de mini concept car. L’habitacle est résolument moderne : deux écrans trônent sur la planche de bord, et si sur la version de base Évolution l'interface est sans navigation intégrée mais gère Android Auto et Apple CarPlay, la finition Techno est dotée du système OpenR Link avec Google intégré avec une multitude d'applications. Pour la sécurité, Twingo bénéficie de 24 aides à la conduite, certaines un peu trop intrusives étant désactivables via un petit bouton gérant les favoris comme sur une grande. L’ambiance est agréable, mais certains plastiques durs rappellent que l’on est dans une citadine au prix contenu.
Habitable et astucieuse
La véritable prouesse de cette Twingo se niche dans sa modularité. Héritière d’une des meilleures astuces de la première génération, elle repousse les limites de l’habitabilité. Les deux sièges arrière, indépendants, coulissent sur 17 centimètres. En position reculée, l’espace aux jambes devient confortable pour des adultes ; en position avancée, le coffre atteint un volume impressionnant de 360 litres, soit davantage que certaines berlines compactes. Ce n’est pas tout : le siège passager avant se rabat complètement, permettant de charger des objets longs de près de deux mètres. Sous le plancher du coffre, un spacieux rangement de 50 litres peut accueillir les câbles de recharge. Renault a également repris le système malin « YouClip » de Dacia, permettant d’attacher divers accessoires (lampes, supports) un peu partout dans l’habitacle.
La légèreté comme atout
Sous son capot (qui ne s’ouvre d’ailleurs qu’en concession), la Twingo cache un moteur électrique à aimants permanents de 82 chevaux et une batterie 12 volts. Rien d’une fusée, mais suffisant pour se jouer des feux rouges grâce au couple de 160 Nm. L’exercice de style est ailleurs : dans la balance puisqu'elle ne pèse que 1 200 kg. Cette légèreté est rendue possible par une petite batterie LFP (Lithium-Fer-Phosphate) de 27,5 kWh, fournie par CATL. Ce choix technique privilégie le refroidissement par air, mais Renault assure que tout est dimensionné pour une durée de vie optimale.
Une autonomie de citadine
Renault annonce une autonomie de 263 kilomètres en cycle WLTP. Dans la vraie vie, il faudra compter sur une fourchette réaliste comprise entre 160 et 200 km selon la météo et le type de route, avec une consommation aux alentours de 14 à 16 kWh/100 km lors de notre essai réalisé sur les petites routes favorables d'Ibiza. Pour un usage urbain et périurbain, où les trajets quotidiens ne dépassent pas 50 km en moyenne, c’est plus que confortable. Mais sur autoroute, le rayon d’action chutera naturellement comme nous l'a laissé penser la petite partie de notre parcours d'essai où nous avons pu frôler les 120 km/h. Mais la citadine n’est pas conçue pour les grands voyages c'est sûr ne serait-ce qu'en raison de son gabarit. Côté recharge, comptez 4 h 15 sur une Wallbox 6,6 kW. Pour faire mieux, il faudra passer par la case option « Advanced Charge » à 500 € (à ne pas négliger) qui permet de passer à 11 kW AC et d’ajouter la charge rapide DC 50 kW, idéale pour récupérer 80 % de batterie en une demi-heure. Des palettes au volant agissent sur la récupération d'énergie sur quatre niveaux et même de déclencher la fonction conduite à une pédale qui peut aller jusqu'à l'arrêt complet de l'auto au lâcher de la pédale d'accélérateur.
| Vive et maniable en ville à l'image de son ancêtre, la Twingo E-Tech électrique n'en est pas moins capable de se sentir à l'aise sur les réseaux secondaires périurbains où à la campagne. Sa faible autonomie est cependant son point faible pour les longs voyages. |
Vive et maniable
Dans les rues étroites du centre-ville, la nouvelle Twingo E-Tech fait merveille. Avec ses 82 ch et ses 1 200 kg, elle se faufile comme une anguille. Le moteur électrique répond au quart de tour, idéal pour les feux rouges. En périphérie, le train arrière suit parfaitement, sans roulis excessif. La suspension qui reprend à l'arrière celle du Captur filtre bien les imperfections de la route. Seul bémol : l’insonorisation perfectible dès que l'on adopte un rythme élevé sur voies rapides. En ville, son agilité, sa direction précise et son diamètre de braquage de 9,87 m en font une complice irrésistible. Enfin dans un marché où les voitures électriques flirtent souvent avec des sommets vertigineux, la Twingo E-Tech casse les codes. Elle est commercialisée à partir de 19 490 € en finition d’accès et 21 090 € en Techno hors bonus. Pour les ménages éligibles au maximum des aides, le prix peut même descendre sous la barre symbolique des 14 000 euros.
La Twingo E-Tech en bref :
- Dimensions : (L x l x H) : 3,79 m x 1,66 m x 1,50 m
- Empattement : 2,49 m
- Volume de coffre : 260 L à 360 L
- Poids à vide : 1 200 kg
- Motorisation : Moteur synchrone à aimants permanents
- Puissance : 82 ch / 175 Nm
- Batterie : Lithium-fer-phosphate (LFP), 27,5 kWh
- Autonomie WLTP : 263 km
- Consommation mixte WLTP : 14,0 kWh/100 km
- Recharge AC (6,6 kW) : 4 h 15
- Recharge AC (11 kW, option) : 2 h 40
- Recharge DC (50 kW, option) : 0 à 80 % en 30 min
Les plus
Modularité exceptionnelle
Prix d’appel agressif
Légèreté et agilité en ville
Les moins
Autonomie limitée pour les longs trajets
Charge rapide DC proposée uniquement en option





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